Devenir infirmière autorisée
Voici le visage futur de la profession infirmière : profils
Donner les bons soins au bon moment
« Nous vivons une période stimulante pour travailler en soins de santé : toutes sortes de domaines offrent aux infirmières une foule de possibilités de participer au changement et à l’évolution des soins infirmiers. »
– Marianne Stewart, Capital Health (Région d’Edmonton)
Mars, c’est le mois du diabète. Pour souligner l’occasion, l’AIIC salue Marianne Stewart, infirmière et vice-présidente et chef de l’exploitation de la division des soins de santé primaires à Capital Health (région d’Edmonton).
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Edmonton a une population vieillissante et souffre d’une épidémie d’obésité. Comme dirigeante responsable de la refonte du programme régional de lutte contre le diabète de Capital Health, Mme Stewart connaît bien les enjeux auxquels font face les personnes qui ont le diabète. « Le problème, c’est l’accès au traitement », affirme-t-elle. Mme Stewart et son équipe ont lancé un nouveau modèle de prestation de services qui vise avant tout à offrir une stratégie normalisée et intégrée de traitement des gens qui ont le diabète type 2. Le nouveau modèle est conçu notamment pour aider les clients à contrôler leur état. Un service central coordonne les références des médecins de famille. Pour les besoins de l’éducation et des évaluations, les clients collaborent avec divers fournisseurs, dont une infirmière, une diététiste et un médecin.
Pour Mme Stewart, « le fait que les longues périodes d’attente sont choses du passé prouve la réussite de notre travail de refonte. La collaboration entre les membres du personnel en témoigne aussi. Les professionnels constituent une équipe plus cohésive et tricotée plus serré. Ils sont plus efficaces et efficients et apprécient mieux la contribution de toutes les professions à l’amélioration du soin des patients. »
Le travail de Mme Stewart à Capital Health met en évidence l’importance de réunir le bon fournisseur au bon endroit et au bon moment, et le patient qui constitue le point de convergence principal. L’AIIC croit qu’il s’agit là d’une des premières étapes fondamentales d’une réforme des soins de santé qui s’impose depuis longtemps.
Mme Stewart a commencé son cheminement en soins de santé avec un baccalauréat en sciences infirmières de l’Université Queen’s. Elle a occupé de nombreux postes de clinicienne comme infirmière en pédopsychiatrie, infirmière en santé communautaire et infirmière-conseil en santé de la mère et de l’enfant. Mme Stewart est d’avis que le travail avec les patients et leur famille constitue le meilleur aspect du travail clinique. « Une des plus grandes récompenses en soins infirmiers, c’est d’aider les clients à demeurer en meilleure santé, de les voir s’épanouir pendant qu’ils contrôlent leur santé », affirme-t-elle.
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Mme Stewart a obtenu ensuite sa maîtrise en administration des sciences de la santé à l’Université de l’Alberta, grade qui l’a préparée à travailler dans ce domaine. Son poste le plus satisfaisant est celui qu’elle détient actuellement, qui lui permet d’instaurer les changements qu’elle souhaitait voir dans le système de santé. « La partie la plus enrichissante de mon travail quotidien consiste à analyser et mettre en œuvre des changements systémiques et des virages culturels qui font progresser le programme de réforme des soins de santé primaires et améliorent la prestation des services de santé et par conséquent les soins aux patients, affirme Mme Stewart. Tout cela se déroule dans le contexte de la grande équipe de professionnels dévoués avec qui je travaille. »
Comme l’affirme le Conseil canadien de la santé dans son rapport de mars 2007 intitulé Importance du renouvellement des soins de santé : Leçons du diabète, les fournisseurs de soins de santé devront remplacer une méthode qui consiste à trouver le problème et le rectifier par une approche des soins primaires au Canada qui consiste à « prévenir, trouver, gérer ». Le Conseil a formulé les trois recommandations suivantes pour lutter contre les incidents liés au diabète : (1) modifier l’organisation et la prestation des soins de santé aux patients atteints de maladies chroniques comme le diabète; (2) assurer de meilleurs soins de santé aux populations à haut risque; (3) coordonner des mesures d’action soutenue pour la prévention.
Capital Health (Région d’Edmonton) a déjà mis ces recommandations en pratique par son programme restructuré de lutte contre le diabète. L’organisme applique maintenant le savoir acquis à d’autres domaines. « La réingénierie couronnée de succès des processus reliés au diabète nous a donné la confiance nécessaire pour nous attaquer à la prestation d’un programme de contrôle des maladies chroniques dans la région sanitaire Capital Health », déclare Mme Stewart. L’organisme appuie les liens efficaces et efficients avec des soins spécialisés. »
Le travail de Mme Stewart l’amène loin d’Edmonton et de Capital Health, car elle est appelée à prendre la parole au cours de conférences internationales. Elle a décrit le contexte et les enjeux du traitement du diabète au cours de la première Conférence annuelle Maîtriser les files d’attente en 2004. Avec ses antécédents de succès et de travail acharné, Mme Stewart connaît bien les rôles essentiels que jouent les infirmières dans le soin des patients. « Nous vivons une période stimulante pour travailler en soins de santé, affirme-t-elle. Toutes sortes de domaines offrent aux infirmières une foule de possibilités de participer au changement et à l’évolution des soins infirmiers. »




