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Les soins infirmiers dans les Forces canadiennes : Captain Odette Rioux
Son sens de l’humour et sa vision optimiste ont bien servi la capitaine Odette Rioux durant sa période de service à Kandahar, en Afghanistan. La chaleur intense, les tempêtes de poussière aveuglantes, les pluies diluviennes hivernales et les attaques régulières à la roquette n’ont pas réussi à ébranler cette francophone de 44 ans, mère de deux enfants, originaire de la ville de Québec.
« Je n’aurais pas pu participer à une meilleure mission. Nos patients nous ont tenus très occupés », affirme Odette Rioux, qui s’est entraînée pendant de nombreuses années pour pourvoir partir en mission. La capt Rioux était enchantée de se joindre à l’équipe d’infirmières en soins intensifs qui travaillait dans une unité de soins intensifs de quatre lits dans le petit établissement médical surpeuplé des Forces canadiennes à Kandahar.
Ravie d’avoir pu faire « une différence dans la vie des personnes que nous avons traitées et soignées », la capt Rioux a beaucoup apprécié « l’expérience enrichissante » d’avoir pu faire partie d’une équipe internationale de chirurgiens, d’infirmières et de techniciens médicaux. Cependant, elle reconnaît que cela n’a pas toujours été facile. « Il faut avoir l’esprit ouvert », précise-t-elle. De sa relation de travail avec ses collègues originaires de différents pays, la capt Rioux dit : « Je me suis fait des amis merveilleux et jamais je n’oublierai mon expérience. Les complexités de l’effort multinational en valaient la peine. »
Les racines francophones revêtent une grande importance pour la capt Rioux. Lorsqu’elle s’est jointe aux rangs des Forces canadiennes en 1987, elle savait qu’il y aurait toujours une communauté francophone, peu importe où elle irait. « J’ai toujours su que j’aurais un sentiment d’appartenance », dit-elle.


