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Les soins infirmiers dans les Forces canadiennes : Captain Christine Matthews
La capitaine Christine Matthews, originaire de Grand Bank (Terre-Neuve), dit avoir mis un certain temps à trouver sa voie : elle s’est jointe aux Forces canadiennes à l’âge de 26 ans.
Après l’obtention d’un baccalauréat en sciences infirmières, elle est affectée à Halifax. En 2000, elle dirige un groupe de collègues militaires en tenue de combat lors d’une marche de quatre jours sur 160 kilomètres qui reproduit la Route de la Libération empruntée par les soldats canadiens aux Pays-Bas, lors de la Deuxième Guerre mondiale. Lorsqu’elle apprend que le Canada envoie une mission à Kaboul en 2003, elle se porte volontaire pour y servir à titre d’infirmière de chevet. C’est là qu’elle est témoin de ses premières blessures de guerre.
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De retour au Canada, après avoir terminé un certificat en soins infirmiers intensifs à Halifax, elle passe quelque temps à Petawawa comme commandante de peloton responsable des exercices d’entraînement.
La capt Matthews participe ensuite à une mission au Pakistan en 2005, à titre de membre d’une équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC), afin de venir en aide aux victimes du tremblement de terre. « Les gens faisaient la queue pour obtenir de l’aide », se souvient-elle. Elle garde un excellent souvenir de son expérience en aide aux victimes de ce tremblement de terre au Pakistan, surtout avec la venue au monde de quelques bébés sur des lits pliants sous la tente.
« L’expérience (au Pakistan) a été extraordinaire », de dire la capitaine Matthews. « L’hôpital était ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Nous avons pu faire tout ce pour quoi nous avions été entraînés, sans le stress des bombes. »
En revanche, « Kandahar a posé des difficultés. Nos lits (à l’hôpital) étaient toujours occupés par des soldats; il n’y avait aucun temps d’arrêt », dit-elle de son travail à l’hôpital de campagne militaire, l’une des missions les plus dangereuses et les plus exigeantes de l’histoire récente du Canada.
« Lorsqu’un blessé (canadien) passe la porte, tout le monde se connaît, et c’est un peu comme si nous devions soigner un membre de notre famille », explique la capitaine Matthews.
Les troupes canadiennes sont entre bonnes mains avec l’équipe militaire de soins infirmiers en soins intensifs. La capt Matthews et un grand nombre de ses collègues ont pris l’habitude de maintenir leur capital de compétences cliniques à la fine pointe des développements. » L’ex-marathonienne et tri-athlète travaille actuellement à la salle des urgences du campus Civic de l’Hôpital d’Ottawa.



